{"id":390,"date":"2020-05-05T10:22:42","date_gmt":"2020-05-05T08:22:42","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.u-bourgogne.fr\/mrac-macon\/?page_id=390"},"modified":"2022-12-13T09:21:13","modified_gmt":"2022-12-13T08:21:13","slug":"le-saviez-vous","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/le-saviez-vous\/","title":{"rendered":"Le saviez-vous ?"},"content":{"rendered":"<h3>Chaque semaine une information originale sur les oiseaux vous est propos\u00e9e. Un livret reprenant l&#8217;essentiel de ces textes et dessins pourra \u00eatre gagn\u00e9 avec le Quizz oiseaux organis\u00e9 pendant l&#8217;exposition \u00ab Un ciel sans oiseaux ? \u00bb.<\/h3>\n<table style=\"width: 92.2525%; border-style: hidden; height: 4879px;\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-717 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/03\/LSV25.png\" alt=\"\" width=\"369\" height=\"305\" \/>Giacomo Leopardi (1798-1837) dans son <em>\u00c9loge des oiseaux <\/em> montre une v\u00e9ritable philosophie positive de la vie.<br \/>\n<\/strong>Esprit pr\u00e9coce, tr\u00e8s t\u00f4t cultiv\u00e9 et \u00e9rudit, apprenant seul \u00e0 dix ans le grec et l&#8217;h\u00e9breu, le fran\u00e7ais, l&#8217;espagnol et l&#8217;anglais, Giacomo Leopardi (1798-1837), natif de Recanati, a impr\u00e9gn\u00e9 son \u0153uvre litt\u00e9raire d\u2019un pessimisme profond. Amoureux malheureux, ce po\u00e8te et penseur n\u2019a cependant pas exprim\u00e9 son humeur sombre et d\u00e9sabus\u00e9e lorsqu\u2019il s\u2019est agi de traiter des oiseaux. Dans son <em>\u00c9loge des oiseaux<\/em>, suivant le style de l\u2019\u00e9loge emprunt\u00e9 \u00e0 l\u2019Antiquit\u00e9 et repris \u00e0 la Renaissance, il fait ainsi montre tout \u00e0 la fois de virtuosit\u00e9 litt\u00e9raire et d\u2019une v\u00e9ritable philosophie positive de la vie. Par l\u2019analogie entre le chant des oiseaux et le rire des enfants, il assimile les seconds aux premiers. L\u2019enfant, jamais en repos avec son agitation continuelle, a une imagination vagabonde. L\u2019humain, s\u2019il veut \u00e9chapper \u00e0 son malheur, doit suivre le mod\u00e8le de l\u2019oiseau, d\u00e9bordant de vie ext\u00e9rieure et \u00e9chappant ainsi \u00e0 l\u2019ennui. Il lui faut recouvrer l\u2019ivresse pr\u00e9paratoire au rire et demeurer, avec la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de l\u2019enfance, libre de ses \u00e9motions.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-713 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/02\/LSV24.png\" alt=\"\" width=\"345\" height=\"364\" \/>Prenez-garde !&#8230; Ils\u2026 Ils vous tueront\u2026 aussi\u2026<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Qui ? Qui ? \u2026 Leur nom ? \u2026 Parlez\u2026<\/p>\n<p>&#8211; L\u00e0\u2026<\/p>\n<p>&#8211; Des moineaux ? \u2026 que voulez-vous dire ?<\/p>\n<p>Cet \u00e9change a lieu dans<em> Le secret de la Licorne<\/em>, entre un homme et Tintin. \u00c0 Bruxelles, au pied de l\u2019immeuble o\u00f9 il r\u00e9side, le c\u00e9l\u00e8bre reporter a reconnu \u00ab L\u2019homme du Vieux March\u00e9 \u00bb. Touch\u00e9 dans le dos par des coups de feu tir\u00e9s depuis une voiture, l\u2019homme venu parler \u00e0 \u00ab Monsieur Tintin \u00bb s\u2019est effondr\u00e9 et n&#8217;a pu qu\u2019esquisser un geste avant de perdre connaissance. Fort de ses connaissances ornithologiques, Tintin a bien identifi\u00e9 trois sp\u00e9cimens du Moineau domestique (<em>Passer domesticus<\/em>), mais il ne comprend pas. Il lui faudra attendre sa s\u00e9questration au ch\u00e2teau de Moulinsart et la d\u00e9couverte d\u2019une enveloppe adress\u00e9e \u00e0 ses deux ge\u00f4liers pour comprendre : en montrant ces moineaux, oiseaux de la famille des Passereaux, le bless\u00e9 voulait d\u00e9signer les fr\u00e8res Loiseau, deux antiquaires malhonn\u00eates.<\/p>\n<p>Tintin aurait aujourd\u2019hui moins de chance de rencontrer des moineaux dans la capitale belge. 95% des moineaux domestiques de Bruxelles ont en effet disparu durant les 25 derni\u00e8res ann\u00e9es. Comme dans d\u2019autres villes europ\u00e9ennes, ce ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019explique par la disparition de leur habitat, le d\u00e9faut d\u2019alimentation, la pollution et la pr\u00e9dation.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-710 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/02\/LSV23.png\" alt=\"\" width=\"375\" height=\"393\" \/>Parmi les oiseaux visibles en hiver, le Pinson du Nord hiverne au centre et au sud de l\u2019Europe. <\/strong><\/p>\n<p>Le Pinson du Nord (<em>Fringilla montifringilla<\/em>) hiverne au centre et au sud de l\u2019Europe mais peut rester un peu plus au nord quand les hivers sont doux. Il vit en bandes de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers d\u2019individus lors des regroupements post-nuptiaux et les p\u00e9riodes de migration. Il construit son nid dans les bouleaux ou les sapins, de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019enfourchure de leurs branches. Pour trouver les faines de h\u00eatres dont il se nourrit, il utilise ses ailes, semi-ouvertes, pour secouer le tapis neigeux. Les traces de ces fouilles dans la neige ont la forme d\u2019un entonnoir.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-700 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/02\/LSV22.png\" alt=\"\" width=\"383\" height=\"320\" \/>Dans la po\u00e9sie de Jacques Pr\u00e9vert (1900-1977), un homme qui aimait beaucoup les animaux, l&#8217;Oiseau est tr\u00e8s pr\u00e9sent. <\/strong><\/p>\n<p>Si l&#8217;Oiseau peut par exemple distraire l\u2019\u00e9colier, c\u2019est parce qu\u2019il est solidaire des enfants, eux qui devraient \u00eatre libres. Il les lib\u00e8re comme par magie de leur prison.<\/p>\n<p>\u00ab \u2026 les murs de la classe s&#8217;\u00e9croulent tranquillement Et les vitres redeviennent sable l&#8217;encre redevient eau les pupitres redeviennent arbres la craie redevient falaise le porte-plume redevient oiseau. \u00bb<\/p>\n<p>Plus largement, la magie est associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;Oiseau qui constitue une n\u00e9gation de l&#8217;ordre existant.<\/p>\n<p>\u00ab J&#8217;ai mis mon k\u00e9pi dans la cage et je suis sorti avec l&#8217;oiseau sur la t\u00eate\u2026 \u00bb<\/p>\n<p>\u00c9l\u00e9ment \u00e0 tr\u00e8s forte charge symbolique, l\u2019Oiseau repr\u00e9sente tout \u00e0 la fois la libert\u00e9 et l&#8217;amour. Il est aussi la marque de l&#8217;inspiration artistique. Ainsi, au terme des instructions \u00ab Pour faire le portrait d\u2019un oiseau \u00bb, l\u2019Oiseau atteste de la qualit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre :<\/p>\n<p>\u00ab \u2026 s&#8217;il chante c&#8217;est bon signe signe que vous pouvez signer Alors vous arrachez tout doucement une des plumes de l&#8217;oiseau et vous \u00e9crivez votre nom dans un coin du tableau. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019Oiseau traduit la vision tr\u00e8s personnelle et po\u00e9tique du monde de Jacques Pr\u00e9vert et avertit, selon le po\u00e8te, du danger : \u00ab Un seul oiseau en cage, et la libert\u00e9 est en deuil \u00bb.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-689 \" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/01\/LSV21.png\" alt=\"\" width=\"444\" height=\"310\" \/>Maurice Barr\u00e8s est pass\u00e9 du \u00ab Corbeau \u00bb au \u00ab Rossignol \u00bb entre le d\u00e9but et la fin de sa vie. <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019un des grands \u00e9crivains, avec Anatole France, de la fin du XIXe si\u00e8cle, Maurice Barr\u00e8s (1862-1923), d\u00e9clar\u00e9 \u00ab Prince des po\u00e8tes \u00bb, a \u00e9t\u00e9 l\u2019auteur en 1913 de <em>la Colline inspir\u00e9e<\/em>. Jeune, ses camarades l&#8217;avaient appel\u00e9 \u00ab le corbeau \u00bb parce qu&#8217;il \u00e9tait \u00ab un petit gar\u00e7on noir de cheveux, grave et isol\u00e9 \u00bb. \u00c0 l\u2019\u00e2ge m\u00fbr, Barr\u00e8s, qui sentait venir la guerre, entend galvaniser l&#8217;opinion en d\u00e9veloppant les grands th\u00e8mes auxquels son nom \u00e9tait d\u00e9sormais attach\u00e9 : patriotisme, union, tradition et \u00ab \u00e9nergie nationale \u00bb. Lorsqu\u2019\u00e9clate la guerre qu&#8217;il a si souvent proph\u00e9tis\u00e9e, Barr\u00e8s entre au comit\u00e9 du secours national et se fait le champion du \u00ab jusqu&#8217;auboutisme \u00bb dans les combats, au travers de ses \u00e9ditoriaux publi\u00e9s chaque jour dans <em>l&#8217;\u00c9cho de Paris<\/em>. Il entreprend aussi des voyages de propagande en faveur de la cause fran\u00e7aise, en Italie et en Angleterre. Il publie des brochures patriotiques et d\u00e9nonce avec vigueur la \u00ab canaille \u00bb parmi les auteurs du Bonnet Rouge, le p\u00e9riodique des r\u00e9publicains. La paix revenue, il poursuit ses efforts pour la propagande nationale en Rh\u00e9nanie et d\u00e9fend l&#8217;\u0153uvre civilisatrice des missions fran\u00e7aises dans les pays d&#8217;outre-mer. Pour les pacifistes troubl\u00e9s par l\u2019h\u00e9catombe humaine, ainsi l\u2019\u00e9crivain Romain Rolland (1866-1944) qui lui a attribu\u00e9 ce surnom, il a \u00e9t\u00e9 et restera le \u00ab rossignol du carnage \u00bb.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-685 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/01\/LS20.png\" alt=\"\" width=\"364\" height=\"302\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/01\/LS20.png 779w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/01\/LS20-300x249.png 300w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2021\/01\/LS20-768x637.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 364px) 100vw, 364px\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Les oiseaux constituent un danger grave pour le trafic a\u00e9rien.<br \/>\n<\/strong>Les a\u00e9roports sont ainsi amen\u00e9s \u00e0 d\u00e9velopper des actions pour emp\u00eacher les collisions des oiseaux avec les avions. \u00c0 Marseille, pr\u00e8s de 80 esp\u00e8ces d&#8217;oiseaux ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 de l&#8217;a\u00e9roport, dont une dizaine dangereuses. Parmi elles, l&#8217;Outarde p\u00e8se pr\u00e8s d\u2019un kilo. Elle profite de l&#8217;herbe verte des pistes et non loin de l\u00e0 de l&#8217;Etang de Berre o\u00f9 elle s\u2019alimente de ses insectes. L\u2019esp\u00e8ce \u00e9tant prot\u00e9g\u00e9e, les fus\u00e9es cr\u00e9pitantes des marins pompiers, le faucon chasseur des fauconniers, sinon un gazon sp\u00e9cial \u00ab piqueur de pattes \u00bb, sont utilis\u00e9s pour l\u2019\u00e9loigner. Aux USA, l\u2019a\u00e9roport de Yeager, en Virginie-Occidentale, a fait appel \u00e0\u2026 un chien. Tirs de fus\u00e9e d\u00e9tonante, effarouchements ponctuels, torche laser et imitation de cris de d\u00e9tresse ont aussi \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s, mais les oiseaux pouvaient s\u2019habituer. Le Border-collie Hercules a donc re\u00e7u la mission d\u2019\u00e9loigner les volatiles des pistes de d\u00e9collage et d\u2019atterrissage car \u00ab un chien peut \u00eatre un vrai pr\u00e9dateur \u00bb, selon Nick Keller, directeur adjoint de Yeager. Hercules ne se contente pas d\u2019\u00e9loigner les oiseaux: il chasse aussi les cerfs, coyotes et lapins pr\u00e9sents sur l\u2019a\u00e9rodrome. Il a re\u00e7u une \u00e9ducation sp\u00e9ciale durant plusieurs mois afin de r\u00e9agir \u00e0 une gamme de commandes verbales et de sifflets et est \u00e9quip\u00e9 d\u2019un gilet r\u00e9fl\u00e9chissant, de lunettes de s\u00e9curit\u00e9 et d\u2019une protection auditive.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-609 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/10\/LSV20.jpg\" alt=\"\" width=\"270\" height=\"397\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/10\/LSV20.jpg 400w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/10\/LSV20-204x300.jpg 204w\" sizes=\"auto, (max-width: 270px) 100vw, 270px\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Durant la Premi\u00e8re guerre mondiale, l\u2019association de l\u2019Oiseau aux premiers avions \u00e9tait encore tr\u00e8s forte.<br \/>\n<\/strong>Les premi\u00e8res escadrilles fran\u00e7aises \u00e9taient d\u00e9nomm\u00e9es les Hirondelles ou les Cigognes, Guynemer commandant ces derni\u00e8res. En 1917, l\u2019\u00e9crivain Georges Ohnet (1848-1918) s\u2019\u00e9tonnait dans la presse que des noms d&#8217;oiseaux migrateurs aient \u00e9t\u00e9 seuls choisis, au d\u00e9triment des grands rapaces du ciel les gerfauts, les milans et les vautours. Il \u00e9crivait laisser \u00ab l&#8217;aigle \u00e0 deux t\u00eates, d\u00e9penaill\u00e9e et meurtrie, \u00e0 l&#8217;Autriche et \u00e0 l&#8217;Allemagne. L&#8217;aigle est d\u00e9chu de sa gloire depuis qu&#8217;il est l&#8217;embl\u00e8me des massacreurs, des pillards et des incendiaires. \u00bb En r\u00e9clamant la cr\u00e9ation d\u2019une arm\u00e9e et d\u2019un minist\u00e8re de l\u2019Air, il regrettait que la France ne puisse \u00ab garder la supr\u00e9matie a\u00e9rienne \u00bb sans d\u00e9pendre de la mise \u00e0 disposition par l\u2019Am\u00e9rique de \u00ab ses oiseaux de guerre \u00bb. Professeur d&#8217;histoire et de g\u00e9ographie, inspecteur d&#8217;acad\u00e9mie, auteur prolixe d&#8217;ouvrages pour la jeunesse, Charles Guyon (1848-1935) publiait alors chez Larousse, dans la collection \u00ab Les livres roses pour la jeunesse \u00bb, les deux tomes illustr\u00e9s de ses <em>Oiseaux de guerre<\/em>, le premier sur \u00ab Les exploits a\u00e9riens \u00bb, le second sur \u00ab Un as h\u00e9ro\u00efque \u00bb.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-580 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/10\/LSV19.png\" alt=\"\" width=\"366\" height=\"361\" \/>Il y a Merops et\u2026 Merops<br \/>\n<\/strong>Dans ses <em>Philippiques<\/em>, l\u2019historien Th\u00e9opompe de Chios (v. 403 ou 372- 320 av. JC) \u00e9voque La M\u00e9ropide, une \u00eele situ\u00e9e au-del\u00e0 des oc\u00e9ans et dont les habitants ne connaissaient pas la faim. Ils \u00e9taient deux fois plus grands et vivaient deux fois plus vieux que le commun des mortels. La famille Merops habitait \u00e0 Meropis et adorait Gaia qui les comblait de pr\u00e9sents. Elle \u00e9tait cependant impie envers les autres divinit\u00e9s et ne participait jamais aux f\u00eates religieuses. Agron \u00e9tait particuli\u00e8rement irrespectueux envers Ath\u00e9na, Artemis et Herm\u00e8s, aussi ces trois divinit\u00e9s, grim\u00e9es en berger et berg\u00e8res rendirent-ils visite \u00e0 la famille. Comme toute la famille se moqua de ces visiteurs, tous ses membres furent chang\u00e9s en divers oiseaux, dont l\u2019un en hibou par Ath\u00e9na. Aujourd\u2019hui, le Merops est un genre de gu\u00eapiers de la famille des Meropidae qui comme le nom l&#8217;indique est principalement insectivore. Tr\u00e8s color\u00e9s, les Merops vivent principalement en Afrique, mais quelques esp\u00e8ces sont pr\u00e9sentes en Eurasie et une est pr\u00e9sente en Oc\u00e9anie. Le genre contient 24 esp\u00e8ces dans la classification du Congr\u00e8s ornithologique international.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-554 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/10\/LSV18.png\" alt=\"\" width=\"337\" height=\"351\" \/>Les oiseaux les plus petits du monde vivent en Europe et \u00e0 Cuba : ils p\u00e8sent moins de 6 grammes !<br \/>\n<\/strong>Le Troglodyte mignon a un corps rond sur une t\u00eate massive prolong\u00e9e par un bec fin l\u00e9g\u00e8rement courbe et une tr\u00e8s courte queue fr\u00e9quemment relev\u00e9e. Toujours en mouvement, sautillant entre les pierres et les arbustes, ses ailes, courtes et arrondies, battent tr\u00e8s rapidement avec une envergure de 12 \u00e0 18 cm environ. Il s\u2019impose pourtant comme le plus imposant des plus petits passereaux de France avec ses\u2026 huit grammes. En effet, le Roitelet hupp\u00e9 ne p\u00e8se que six grammes. Son cousin, le Roitelet \u00e0 triple bandeau (<em>Regulus ignicapilla<\/em>), moins de 9 centim\u00e8tres de la pointe du bec au bout de la queue est le plus petit de de tous les oiseaux europ\u00e9ens est encore plus l\u00e9ger puisqu\u2019il ne p\u00e8se qu\u2019\u00e0 peine 5,5 grammes. Cet oiseau qui vit dans les for\u00eats, bois, bosquets et parcs bois\u00e9s, au milieu des conif\u00e8res, \u00e9pic\u00e9as surtout, ou m\u00e9l\u00e8zes et cypr\u00e8s, \u00e9galement pr\u00e8s des c\u00e8dres, s\u00e9quoias et thuyas est pourtant encore un grand oiseau compar\u00e9 au Colibri d\u2019Elena. Ce dernier ne vit qu\u2019\u00e0 Cuba. Il ne d\u00e9passe pas les cinq centim\u00e8tres de long, dont pr\u00e8s de la moiti\u00e9 pour son bec et sa queue ! Cet oiseau-mouche est le plus petit oiseau du monde car il p\u00e8se seulement 1,8 gramme !<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-533 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/09\/LSV17.png\" alt=\"\" width=\"364\" height=\"324\" \/><em>The Birds<\/em> (Les Oiseaux), film am\u00e9ricain d\u2019Alfred Hitchcock en 1962 ne comporte qu\u2019une seule source musicale, sans r\u00e9f\u00e9rence aux oiseaux, quoique\u2026<br \/>\n<\/strong>La fiction du ma\u00eetre du suspense, o\u00f9 Alfred Hitchcock (1899-1980) est l&#8217;homme qui sort du magasin avec deux chiens en laisse, est une adaptation de la nouvelle <em>The Birds<\/em> de Daphn\u00e9 du Maurier (1907-1989), raconte comment, \u00e0 San Francisco, Melanie Daniels (Tippi Hedren) a fait la connaissance de Mitch Brenner (Rod Taylor) chez un marchand d&#8217;oiseaux. Sachant qu&#8217;il se rend \u00e0 Bodega Bay pour l&#8217;anniversaire de sa s\u0153ur cadette, elle ach\u00e8te un couple d&#8217;oiseaux, des \u00ab ins\u00e9parables \u00bb, et d\u00e9cide de le rejoindre. Arriv\u00e9e sur place, les oiseaux semblent participer \u00e0 ce que certains interpr\u00e8tent comme une mal\u00e9diction provoqu\u00e9e par Melanie Daniels. Les ins\u00e9parables (Agapornis sp.) qu\u2019elle a acquis sont des psittacid\u00e9s, sorte de petits perroquets, qui vivent habituellement dans le sud de l&#8217;Afrique, y compris \u00e0 Madagascar. Ils sont nomm\u00e9s ins\u00e9parables car les membres de cette esp\u00e8ce d\u2019oiseau, tr\u00e8s sociables, sont incapables de vivre seuls. En couple, leur fid\u00e9lit\u00e9 est telle que la disparition de l\u2019un provoque la mort de l\u2019autre.Sorte d\u2019all\u00e9gorie, <em>The Birds<\/em> est d\u00e9nu\u00e9 d\u2019accompagnement musical, sauf une pi\u00e8ce jou\u00e9e au piano par l\u2019actrice principale Tippi Herden. \u0152uvre compos\u00e9e dans sa jeunesse par Claude Debussy (1862-1918), la <em>Premi\u00e8re arabesque<\/em> est d\u2019ex\u00e9cution particuli\u00e8rement difficile. Tr\u00e8s travaill\u00e9e, elle est empreinte d\u2019influences orientales auxquelles son compositeur est all\u00e9 puiser. Elle \u00e9voque l\u2019ornement identifi\u00e9 en Occident au Moyen-\u00e2ge et qui est caract\u00e9ristique des Arts de l\u2019Islam. Elle se r\u00e9f\u00e8re aussi aux effets de sym\u00e9tries ou de jeux de courbes \u00e9voquant des formes v\u00e9g\u00e9tales, souvent entrelac\u00e9es, visibles dans l\u2019enluminure ou la sculpture occidentale. Souvent fantaisistes ou de stylisation du monde r\u00e9el, ses figures exaltent discr\u00e8tement les sens. Sans \u00eatre \u00ab impressionniste \u00bb, ni explicitement rendre hommage aux oiseaux, l\u2019\u0153uvre de Debussy n\u2019en ouvre pas moins \u00e0 l\u2019imagination. Si le rapport de leurs cr\u00e9ations \u00e0 des musiques orientales a nourri la rivalit\u00e9 de Claude Debussy avec Maurice Ravel (1865-1937), seul ce dernier a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 les oiseaux \u00e0 de nombreuses reprises. Bien qu\u2019adepte lui aussi de motifs stylis\u00e9s, il a \u00e9t\u00e9 plus explicite et a transcrit des chants d\u2019oiseaux complexes de fa\u00e7on r\u00e9aliste, comme la grive des \u00ab Oiseaux tristes \u00bb, dans ses<em> Miroirs pour piano<\/em> (1905).<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 100px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-532 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/09\/LSV16.png\" alt=\"\" width=\"339\" height=\"376\" \/>S\u2019il est une victime indirecte de la Chasse, le Piqueb\u0153uf contrarie le braconnage du Rhinoc\u00e9ros.<br \/>\n<\/strong>Esp\u00e8ce de passereau de la famille des buphagid\u00e9s, le Pique-b\u0153uf \u00e0 bec jaune (Buphagus africanus) vit dans les zones de for\u00eat humide de plaine ou de savane s\u00e8che. Sa nourriture d\u00e9pend du rhinoc\u00e9ros car perch\u00e9 sur le dos de ce grand mammif\u00e8re, il trouve l\u00e0 du sang et des parasites. En cons\u00e9quence, l\u2019oiseau a pu d\u00e9velopper un comportement protecteur pour pr\u00e9server sa source de nourriture et survivre. Du fait de la diminution voire de la disparition des populations de pique-b\u0153ufs dans certaines r\u00e9gions, de nombreux rhinoc\u00e9ros, eux-m\u00eames menac\u00e9s d\u2019extinction, vivent d\u00e9sormais sans leur \u00ab gardien \u00bb dans leur milieu naturel. Or, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que les rhinoc\u00e9ros sans pique-b\u0153uf ne parvenaient pas dans trois quarts des cas \u00e0 d\u00e9tecter une pr\u00e9sence humaine alentours. Le Rhinoc\u00e9ros dispose en effet d\u2019une ou\u00efe et d\u2019un odorat d\u00e9velopp\u00e9s, mais il a une vue m\u00e9diocre. S\u2019il est face au vent, un chasseur peut alors l\u2019approcher jusqu\u2019\u00e0 cinq m\u00e8tres. Au contraire, lorsque les rhinoc\u00e9ros sont accompagn\u00e9s de pique-b\u0153ufs, ils sont avertis de l\u2019approche d\u2019humains, potentiellement dangereux. Install\u00e9 sur le rhinoc\u00e9ros, le Pique-b\u0153uf dot\u00e9 d\u2019une vue per\u00e7ante rep\u00e8re tr\u00e8s vite une pr\u00e9sence humaine et donne l\u2019alerte avec son cri. Plus le rhinoc\u00e9ros transporte de pics, plus sa distance avec un braconnier peut ainsi \u00eatre grande. La survie du Rhinoc\u00e9ros est donc li\u00e9e \u00e0 la conservation voire \u00e0 la r\u00e9introduction de pique-b\u0153ufs.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 100px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-529 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/09\/LSV14OK.png\" alt=\"\" width=\"414\" height=\"361\" \/>Ami des animaux, Jean-Jacques Rousseau avait une grande affection pour les Oiseaux, et les Hirondelles en particulier.<\/strong><\/p>\n<p>Rousseau a racont\u00e9 qu\u2019il avait eu la compagnie de Serins, mais aussi, aux Charmettes, de \u00ab Pigeons qui le suivaient partout, qui lui volaient dans les bras, sur la t\u00eate jusqu\u2019\u00e0 l\u2019importunit\u00e9 \u00bb. Il \u00e9tait aussi \u00ab passionn\u00e9 pour le chant du rossignol \u00bb et aimait \u00ab les g\u00e9missements de la tourterelle \u00bb dont il s\u2019est inspir\u00e9 pour l\u2019une de ses compositions musicales. Les Hirondelles ont cependant tenu une grande place dans ses souvenirs et ont fortement teint\u00e9 la nostalgie de celui qui \u00e9crivait \u00ab planer des yeux \u00bb et faire usage des \u00ab ailes de l\u2019imagination \u00bb. Rousseau associait en effet les Hirondelles aux lectures qu\u2019il faisait en compagnie de son p\u00e8re au temps de son enfance \u00e0 Gen\u00e8ve. Quand il r\u00e9sida \u00e0 la ferme de Monquin, pr\u00e8s de Bourgoin-Jallieu, il laissa des Hirondelles nicher dans sa chambre et s\u2019astreignait, en \u00ab portier des hirondelles \u00bb, selon son expression, \u00e0 leur ouvrir la fen\u00eatre chaque matin. \u00ab On voltigeait de grand matin autour de ma t\u00eate d\u2019une aile fr\u00e9missante, jusqu\u2019\u00e0 ce que j\u2019eusse rempli les devoirs de la tacite convention des hirondelles avec moi. \u00bb<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 397px;\" colspan=\"2\"><strong>Le plus ancien chant en contrepoint a pour objet le chant du Coucou.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-522 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/09\/LSV14bis.png\" alt=\"\" width=\"452\" height=\"353\" \/><\/p>\n<p>Le \u00ab le contrepoint \u00bb est issu de \u00ab l\u2019organum \u00bb dans lequel un second chanteur (ou un groupe de chanteurs ou un instrument) double la m\u00e9lodie liturgique de la voix sup\u00e9rieure, \u00ab note contre note \u00bb, \u00e0 partir de l\u2019unisson jusqu\u2019\u00e0 la distance de quarte ou de quinte inf\u00e9rieure, avant de revenir \u00e0 l\u2019unisson. La plus ancienne forme de contrepoint, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab point contre point \u00bb, les notes \u00e9tant repr\u00e9sent\u00e9es par des points, date du XIIIe si\u00e8cle. Il s\u2019agit du canon traditionnel \u00e0 six voix <em>Summer<\/em> qui contient la r\u00e9p\u00e9tition du chant de l\u2019un des oiseaux les plus connus, le Coucou, de la famille des<em> Cuculidae<\/em> (en fran\u00e7ais cuculid\u00e9s) qui compte 32 genres et 146 esp\u00e8ces. Cet oiseau est aussi d\u00e9nomm\u00e9 malcoha, calobate, coua, coucal, coulicou, tacco, piaye, ani, guira et g\u00e9ocoucou, ou, dans la zoologie anglaise contemporaine, \u00ab cuckoo \u00bb.<\/p>\n<p><em>Murie sing cuccu<\/em><\/p>\n<p><em>Cuccu cuccu<\/em><\/p>\n<p><em>Wel singes pu cuccu<\/em><\/p>\n<p><em>Ne swick pu nauer nu<\/em><\/p>\n<p><em>Sing cuccu nu . Sing cuccu<\/em><\/p>\n<p><em>Sing cuccu . Sing cuccu nu.<\/em><\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 397px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 105.91%; border-style: hidden; height: 408px;\" colspan=\"2\"><strong>La migration n\u2019est pas seulement li\u00e9e \u00e0 l\u2019instinct chez l\u2019Oiseau.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-516 alignright\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/08\/LSV13ter.png\" alt=\"\" width=\"535\" height=\"306\" \/>Si la migration des oiseaux vers l\u2019h\u00e9misph\u00e8re sud remonte peut-\u00eatre aux p\u00e9riodes glaciaires, elle a pour origine la n\u00e9cessit\u00e9 de trouver des conditions de vie plus favorables. Les comportements migratoires ont toutefois \u00e9volu\u00e9 et \u00e9voluent encore. \u00c0 l\u2019automne, la nourriture est moins abondante et la journ\u00e9e se r\u00e9duit pour en chercher. Chez les oies, notamment, les plus exp\u00e9riment\u00e9s guident les jeunes lors de la migration. Certains oiseaux se rep\u00e8rent gr\u00e2ce au soleil, le jour, et aux \u00e9toiles, la nuit, d\u2019autres utilisent le champ magn\u00e9tique. Si leurs facult\u00e9s sensorielles sont inn\u00e9es, les oiseaux exp\u00e9rimentent aussi et se familiarisent avec certaines r\u00e9gions, en se laissant porter par des courants a\u00e9riens et marins, en appr\u00e9ciant les changements climatiques ou en suivant le passage d\u2019autres oiseaux. La capacit\u00e9 des oiseaux \u00e0 s\u2019adapter pour s\u2019envoler et migrer a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par des exp\u00e9riences scientifiques. Des ornithologues ont expliqu\u00e9 comment des oisons subissent \u00ab l\u2019empreinte perspective \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le fait qu\u2019ils identifient leur m\u00e8re dans le premier \u00e9l\u00e9ment qu\u2019ils per\u00e7oivent apr\u00e8s leur \u00e9closion. Konrad Lorenz (1903-1989) a \u00e9t\u00e9 le th\u00e9oricien, reconnu par le Prix Nobel, de \u00ab l\u2019empreinte \u00bb. Cette derni\u00e8re permet l\u2019acquisition des racines culturelles afin de diff\u00e9rencier entre les siens et les autres. Elle favorise \u00e9galement l\u2019attachement, processus de socialisation, d\u2019int\u00e9gration et d\u2019adaptation \u00e0 la vie sociale. Le Canadien Bill Lishman (1939-2018), avec le concours du photographe Joe Duff et du scientifique William Sladen (1920-2017), a tir\u00e9 parti de cette facult\u00e9 pour \u00ab l\u2019Op\u00e9ration Migration \u00bb. Il s\u2019agissait d\u2019apprendre de nouveaux itin\u00e9raires \u00e0 des oiseaux migrateurs. En 1993, il a ainsi \u00e9lev\u00e9 une couv\u00e9e de dix-huit oies sauvages du Canada et leur a appris \u00e0 voler. Li\u00e9s \u00e0 lui par \u00ab l\u2019empreinte \u00bb, ces oiseaux l\u2019ont suivi tandis qu\u2019il volait \u00e0 bord de son ULM. Les donn\u00e9es scientifiques de cette exp\u00e9rience ont servi de base au r\u00e9cit imaginaire mis en sc\u00e8ne dans le film am\u00e9ricain <em>Fly Away Home<\/em> (1996), r\u00e9alis\u00e9 par Carroll Ballard. La m\u00eame exp\u00e9rience du vol en ULM au milieu d\u2019oies a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e pour <em>Le peuple migrateur<\/em> (2005) de Jacques Perrin.<\/td>\n<td style=\"width: 32.0386%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 408px;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 408px;\">\n<h2 style=\"text-align: left;\"><\/h2>\n<p><strong>Le r\u00e9alisme des peintures d\u2019oiseaux devait en \u00e9viter la chasse.<\/strong><\/p>\n<p>Originaire d\u2019Ecosse, Archibald Thorburn (1860-1935), est le fils du miniaturiste et portraitiste de la reine Victoria, Robert Thorburn (1818-1885). Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 Londres de l\u2019artiste allemand Joseph Wolf (1820-1899), peintre d\u2019animaux et particuli\u00e8rement d\u2019oiseaux, il est charg\u00e9 en 1887 d\u2019illustrer <em>Coloured Figures of the Birds of the British Isles<\/em>, l\u2019ouvrage de Lord Lilford (1833-1896). R\u00e9put\u00e9 pour la qualit\u00e9 de ses r\u00e9alisations, il illustre de nombreux ouvrages d\u2019histoire naturelle en m\u00eame temps qu\u2019il forme d\u2019autres illustrateurs, dont Otto Murray Dixon et Philip Rickman. Archibald Thorburn est l\u2019auteur des planches de <em>The Birds of the British Isles and their eggs<\/em> (1920-1925) de Thomas Alfred Coward (1867-1933). Apr\u00e8s sa mort, ses peintures des oiseaux typiques de l\u2019Ecosse ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9imprim\u00e9es dans l\u2019<em>Observer\u2019s Book of British Book<\/em>, premier volume d\u2019une grande s\u00e9rie de guides naturalistes. Opposant d\u00e9clar\u00e9 de l\u2019abattage des oiseaux pour la d\u00e9coration des chapeaux ou v\u00eatements, il a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 li\u00e9 \u00e0 la<em> Plumage League<\/em>, devenue la <em>Royal Society for the Protection of Birds<\/em>, dont il a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des vice-pr\u00e9sidents. Il d\u00e9fendait l\u2019id\u00e9e avec les \u00e9diteurs de ses livres, que la qualit\u00e9 r\u00e9aliste de leurs illustrations constituerait un substitut au tir sur les oiseaux.<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; vertical-align: middle; height: 408px;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/07\/LSV11-768x581.png\" alt=\"\" width=\"529\" height=\"400\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 408px;\">\n<h3><\/h3>\n<p><strong>Des oiseaux seraient \u00e0 l\u2019origine de la calligraphie chinoise. Celle-ci conserverait aussi leur pr\u00e9sence dans ses formes.<\/strong><\/p>\n<p>En effet, selon la l\u00e9gende, l&#8217;\u00e9criture chinoise aurait \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e par Cang Jie, scribe et ministre de \u00ab l\u2019Empereur jaune \u00bb, personnage mythique qui aurait r\u00e9gn\u00e9 de 2697 \u00e0 2598 av. J.-C.). Il en aurait eu l&#8217;id\u00e9e en observant sur le sol des traces de pattes d\u2019oiseaux. Il distingua les caract\u00e8res des pictogrammes, les premiers fonctionnant comme des signes qui permettent l&#8217;identification de ce qu&#8217;ils d\u00e9signent, tandis que les seconds sont des dessins et des repr\u00e9sentations. Selon le po\u00e8te et\u2026 ornithologue qu\u00e9b\u00e9cois Pierre Morency, gr\u00e2ce \u00e0 une telle \u00e9criture, l\u2019Oiseau, ou en tout au moins son \u00ab \u00eatre \u00bb, demeure ainsi pr\u00e9sent. \u00ab Ces signes recr\u00e9ent la pr\u00e9sence et l&#8217;identit\u00e9 de l&#8217;oiseau. Il est absent, mais quelque chose de son \u00eatre est l\u00e0, qui le d\u00e9finit. \u00bb<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 408px; vertical-align: middle;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-475 \" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/06\/LSV10.png\" alt=\"\" width=\"362\" height=\"337\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/06\/LSV10.png 738w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/06\/LSV10-300x279.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 362px) 100vw, 362px\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 408px;\">\n<h3><\/h3>\n<p><strong>Le po\u00e8te Fran\u00e7ois Villon a \u00e9voqu\u00e9 les oiseaux et s\u2019est identifi\u00e9 \u00e0 eux.<\/strong><\/p>\n<p>Fran\u00e7ois Villon (1431- ? 1463) n\u2019a pas seulement \u00e9voqu\u00e9 la symbolique des oiseaux dans ses vers, ainsi dans <em>Trahison<\/em> : \u00ab Mon ami est, qui me fait entendant \/ D&#8217;un cygne blanc que c&#8217;est un corbeau noir ; \/ Et qui me nuit, crois qu&#8217;il m&#8217;aide \u00e0 pourvoir \u00bb. Il n\u2019a pas non plus seulement imagin\u00e9 en guise d\u2019\u00e9pitaphe l\u2019action des oiseaux sur son corps apr\u00e8s sa pendaison dans la <em>Ballade des pendus<\/em> (vers 1460). \u00ab La pluie nous a d\u00e9bu\u00e9s et lav\u00e9s, \/ Et le soleil dess\u00e9ch\u00e9s et noircis\u2009; \/ Pies, corbeaux, nous ont les yeux cav\u00e9s \/ Et arrach\u00e9 la barbe et les sourcils. \u00bb Jeune, il a pris le risque d\u2019affirmer \u00eatre un \u00ab enfant de la Coquille \u00bb pour signer ses premi\u00e8res \u0153uvres. \u00catre un\u2026 \u00ab coquillar \u00bb \u00e9tait au temps de Villon \u00eatre un \u00ab gueux, malfaiteur \u00bb, au vrai un trompeur de \u00ab niais \u00bb, un escroc, voleur et parfois un meurtrier. Des membres de l\u2019une de ces bandes furent condamn\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s \u00e0 Dijon en 1455. Dans le jargon de ces coquillars, une \u00ab duppe \u00bb \u00e9tait un oiseau hupp\u00e9, riche et arrogant, digne d\u2019\u00eatre\u2026 \u00ab plum\u00e9 \u00bb. Plus encore cependant, les Coquillars \u00bb se disaient n\u00e9s d\u2019un \u0153uf et donc de sa \u00ab coquille \u00bb et imitaient les cris des oiseaux pour se reconna\u00eetre. Ce n\u2019est que bien plus tard que leur nom de \u00ab coquillard \u00bb fut assimil\u00e9 \u00e0 un \u00ab mendiant se faisant passer pour un p\u00e8lerin de Saint-Jacques \u00bb et porteur de la c\u00e9l\u00e8bre coquille.<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 408px; vertical-align: middle;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-465 \" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/06\/LSV9.png\" alt=\"\" width=\"402\" height=\"382\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 300px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 408px;\"><strong>En nourrissant ses oisillons, la M\u00e9sange est l\u2019alli\u00e9e du jardinier.<\/strong><\/p>\n<p>Granivore et un peu insectivore durant l\u2019automne et l\u2019hiver, la M\u00e9sange adopte un r\u00e9gime majoritairement insectivore durant le printemps et l\u2019\u00e9t\u00e9. Ces deux saisons sont en effet sa p\u00e9riode de reproduction et il lui faut, en plus de se nourrir, alimenter ses oisillons. Ces derniers re\u00e7oivent des larves de papillons aupr\u00e8s des arbres \u00e0 feuille caduque, et des larves de mouches \u00e0 scies, de blattes et d&#8217;araign\u00e9es, aupr\u00e8s conif\u00e8res. Comme une nich\u00e9e de m\u00e9sanges consomme environ 500 chenilles ou insectes chaque jour, la m\u00e9sange doit donc pour capturer ces proies effectuer chaque jour autant d\u2019allers-retours depuis son nid !<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 408px; vertical-align: middle;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-479\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/07\/LSV8-300x275.png\" alt=\"\" width=\"371\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/07\/LSV8-300x275.png 300w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/07\/LSV8-768x705.png 768w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/07\/LSV8.png 780w\" sizes=\"auto, (max-width: 371px) 100vw, 371px\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 408px;\"><strong>Deux oiseaux ont illustr\u00e9 aux XIXe si\u00e8cle l\u2019opposition entre R\u00e9publicains et partisans du Second-Empire.<\/strong><\/p>\n<p>Napol\u00e9on III, neveu de Napol\u00e9on Ier, a repris \u00e0 l\u2019Empire de son oncle le symbole de l\u2019aigle. Le 10 juillet 1804 un d\u00e9cret en avait donn\u00e9 le d\u00e9tail : \u00ab d\u2019azur \u00e0 l\u2019aigle \u00e0 l\u2019antique d\u2019or, empi\u00e9tant un foudre du m\u00eame \u00bb. La symbolique imp\u00e9riale faisait ainsi r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019aigle de l\u2019Antiquit\u00e9 romaine ou de Charlemagne. Jules Michelet (1798-1874), historien et homme d\u2019une plume passionn\u00e9e mise au service du Peuple et de l\u2019id\u00e9al r\u00e9publicain, lui oppose de petits oiseaux, au premier rang desquels le Rossignol. \u00ab Les agents de la mort, les esp\u00e8ces meurtri\u00e8res, tellement glorifi\u00e9es par l&#8217;homme, qui y reconna\u00eet son image, se trouvent ici replac\u00e9es fort bas dans la hi\u00e9rarchie remises au rang que leur doit la raison. Elles sont les plus grossi\u00e8res dans les deux arts de l&#8217;oiseau, pour le nid et pour le chant. Tristes instruments du fatal passage [\u2026]. Mais la haute lumi\u00e8re de vie, l&#8217;art dans sa premi\u00e8re \u00e9tincelle n&#8217;appara\u00eet qu&#8217;en les plus petits. Aux petits oiseaux sans \u00e9clat, d&#8217;une robe modeste et sombre, l&#8217;art commence, et, sur certains points, monte plus haut que la sph\u00e8re de l&#8217;homme. Loin d&#8217;\u00e9galer le rossignol, on n&#8217;a pu encore le noter, ni se rendre compte de sa chanson sublime. Donc, l&#8217;aigle est d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 ici, le rossignol intronis\u00e9. Dans le crescendo moral o\u00f9 va l&#8217;oiseau se formant peu \u00e0 peu, la cime et le point supr\u00eame se trouvent naturellement, non dans une force brutale, si ais\u00e9ment d\u00e9pass\u00e9e par l&#8217;homme, mais dans une puissance d&#8217;art, de c\u0153ur et d&#8217;aspiration, o\u00f9 l&#8217;homme n&#8217;a pas atteint, et qui, par-del\u00e0 ce monde, le transporte par moment dans les mondes ult\u00e9rieurs. \u00bb (Jules Michelet,<em> L\u2019Oiseau<\/em>, 1856).<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 408px; vertical-align: middle;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-457 \" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/06\/LSV7.png\" alt=\"\" width=\"317\" height=\"438\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 408px;\">\n<h3><\/h3>\n<p><strong>Les oiseaux ne chantent pas par plaisir.<\/strong><\/p>\n<p>Jacques Pr\u00e9vert l\u2019a expliqu\u00e9 en po\u00e8te\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Le pinson n\u2019est pas gai \/ Il est seulement gai quand il est gai \/ Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste\u00a0<\/em>\u00bb. Les oiseaux chantent d\u00e8s l&#8217;aube, lorsque les sons portent davantage. Ils rappellent ainsi \u00e0 leurs voisins, possibles concurrents, qu\u2019ils sont les ma\u00eetres de leur territoire. Chaque esp\u00e8ce poss\u00e8de son r\u00e9pertoire de chants, mais certains oiseaux empruntent \u00e0 d&#8217;autres des bribes de chants, comme la Rousserolle verderolle qui vocalise en imitant des oiseaux africains qu&#8217;elle c\u00f4toie pendant son hivernage. Les petits oiseaux cach\u00e9s dans les arbres et qui portent le plumage le plus terne, comme le Rossignol ou la Fauvette des jardins, sont les plus m\u00e9lodieux. Les chants retentissent surtout au printemps, pendant la saison des amours et certains oiseaux redeviennent silencieux pr\u00e8s l&#8217;accouplement. D&#8217;autres continuent cependant \u00e0 chanter pendant la nidification. Le Merle vocalise plus encore lorsque la femelle couve. Les oiseaux qui comme les Grives \u00e9l\u00e8vent une deuxi\u00e8me couv\u00e9e reprennent leur chant entre les deux. En juillet, les chants s&#8217;estompent g\u00e9n\u00e9ralement. Ne demeurent alors que les cris de contact et d&#8217;alarme.<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 408px; vertical-align: middle;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-438\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV6-300x236.png\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV6-300x236.png 300w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV6.png 722w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 400px;\">\n<h3><\/h3>\n<p><strong>Un oiseau serait \u00e0 l\u2019origine du Taichichuan (Taijiquan), l\u2019art martial chinois.<\/strong><\/p>\n<p>Zhang Sanfeng, ou Chang Sanfeng, moine itin\u00e9rant contemporain de la fin de l\u2019empire Yuan et du d\u00e9but des Ming (entre le Xe et le XIIIe si\u00e8cles), \u00e9tait selon la l\u00e9gende un observateur attentif de la nature.<br \/>\n\u00ab Un jour, il \u00e9tait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur r\u00e9citant les classiques lorsqu\u2019un oiseau plein d\u2019all\u00e9gresse se posa dans la cour. Son chant sonnait comme les notes de la cithare. Le sage observa l\u2019oiseau de sa fen\u00eatre\u2026\u00a0\u00bb<br \/>\nLe moine regarda l\u2019oiseau prendre de l\u2019altitude avant de piquer sur un serpent au sol. L\u2019oiseau voulait tuer le serpent. Ce dernier parvint \u00e0 esquiver de la t\u00eate en un mouvement ais\u00e9. La lutte se poursuivit. L\u2019oiseau avait beau foncer et battre des ailes, plonger encore et encore avec fr\u00e9n\u00e9sie, le serpent, avec ses contorsions, se mettait sans se fatiguer hors de danger. \u00c0 un moment pourtant, il feignit la fatigue, ce qui incita l\u2019oiseau \u00e0 s\u2019approcher. \u00ab\u00a0L\u2019oiseau tombe dans le pi\u00e8ge et le serpent se dresse et enfonce ses dents dans la victime surprise\u00a0\u00bb. Face \u00e0 ce combat pour la survie, Chang Sanfeng comprit que l\u2019oiseau n\u2019avait fait que des mouvements saccad\u00e9s et dispers\u00e9s, tandis que le serpent s\u2019\u00e9tait mu avec souplesse. Il apprit ainsi que la souplesse et l\u2019attention gagnent sur la raideur et la dispersion. \u00c0 l\u2019image des \u00e9nergies yin et yang, symbole du Taijiquan, le souple enveloppe donc le dur. En sage, Chang Sanfeng d\u00e9veloppa le Taijiquan pour cultiver l\u2019\u00e9nergie et l\u2019esprit (Shen), mouvement et repos, croissance et d\u00e9croissance.<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 400px; vertical-align: middle;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-434\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV5-300x242.png\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"290\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV5-300x242.png 300w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV5-768x618.png 768w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV5.png 780w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 400px;\"><strong>Les M\u00e9sanges apprennent \u00e0 se nourrir en s\u2019observant mutuellement.<\/strong><\/p>\n<p>Liisa H\u00e4m\u00e4l\u00e4inen et une \u00e9quipe de chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de Cambridge l\u2019ont d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 partir des M\u00e9sanges bleues (Cyanistes caeruleus) et charbonni\u00e8res (Parus major). Pour cela, il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 une M\u00e9sange bleue ou \u00e0 une M\u00e9sange charbonni\u00e8re une proie d\u00e9sagr\u00e9able car asperg\u00e9e d\u2019une solution am\u00e8re et marqu\u00e9e d\u2019un carr\u00e9 noir. Ces oiseaux ont \u00e9t\u00e9 film\u00e9s r\u00e9agissant avec d\u00e9go\u00fbt en secouant ou en s\u2019essuyant la t\u00eate. Les chercheurs ont ensuite montr\u00e9 ce film \u00e0 un groupe de 24 M\u00e9sanges (12 de chaque esp\u00e8ce) auxquelles \u00e9taient propos\u00e9es des proies non asperg\u00e9es et des proies d\u00e9sagr\u00e9ables marqu\u00e9es. Le m\u00eame menu \u00e9tait offert \u00e0 un autre groupe de 24 oiseaux mais sans lui montrer le film. Les oiseaux qui regard\u00e8rent le film mang\u00e8rent moins de proies d\u00e9sagr\u00e9ables que les autres. L\u2019exp\u00e9rience a ainsi d\u00e9montr\u00e9 que pour adapter leur r\u00e9gime, les pr\u00e9dateurs apprennent de leurs rencontres avec les proies elles-m\u00eames, mais aussi de l\u2019observation des exp\u00e9riences n\u00e9gatives de leurs cong\u00e9n\u00e8res.<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 400px; vertical-align: middle;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-427\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV4-300x282.png\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV4-300x282.png 300w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV4.png 758w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 400px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 400px;\"><strong>Des oiseaux peuvent voler \u00e0 tr\u00e8s haute altitude.<\/strong><\/p>\n<p>Des chercheurs ont pu enregistrer l\u2019altitude en vol de Rousserolles turdo\u00efdes, autrement appel\u00e9es Rossignols des rivi\u00e8res, lors de leur migration entre la Su\u00e8de et l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Long de 19 cm, avec une envergure de 28 cm, cette esp\u00e8ce de fauvette des marais est un passereau pesant entre 25 et 37 g. La Rousserolle a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e \u00e0 3\u00a0950 m, son point le plus haut, au terme de son voyage. \u00c0 titre de comparaison, en \u00ab\u00a0vol libre\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire en deltaplane et parapente, l\u2019altitude moyenne est de 3 500 m, le record \u00e9tant de 4 526 m, \u00e9tabli en 2012 en Namibie. En 2007, une parapentiste allemande a surv\u00e9cu \u00e0 l\u2019aspiration accidentelle par les courants ascendants d&#8217;un cumulonimbus qui l\u2019ont fait monter \u00e0 9 946 m. \u00c9vanouie pendant quarante minutes, faute d\u2019oxyg\u00e8ne, \u00e0 \u2212 40 \u00b0C, elle s\u2019est pos\u00e9e couverte de glace.<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 400px;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-398\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV3-300x258.png\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV3-300x258.png 300w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV3-768x661.png 768w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV3.png 777w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 426px;\">\n<td style=\"width: 62.0517%; border-style: hidden; height: 426px; vertical-align: top;\"><strong>Le mot &#8220;avion&#8221; est directement inspir\u00e9 de&#8230; l&#8217;Oiseau.<\/strong><\/p>\n<p>Le mot avion est en effet d\u00e9riv\u00e9 du latin avis \u00ab oiseau \u00bb, auquel a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9 le suffixe \u2013on*. La cr\u00e9ation du mot remonterait \u00e0 1875. Le mot figure dans le M\u00e9moire descriptif \u00e0 l&#8217;appui de la demande d&#8217;un brevet d&#8217;invention de quinze ann\u00e9es [Brevet 205-155, 19 avr. 1890] pour un appareil ail\u00e9 pour la navigation a\u00e9rienne dit : Avion) d\u00e9pos\u00e9 par Cl\u00e9ment Ader (1841-1925), pionnier de l&#8217;Aviation. Ce dernier terme date de 1863, cr\u00e9\u00e9 par le journaliste Gabriel de La Landelle (1812-1886), fondateur avec Nadar et Gustave Ponton d&#8217;Am\u00e9court (1825-1888), la m\u00eame ann\u00e9e de la \u00ab Soci\u00e9t\u00e9 d&#8217;encouragement de la locomotion a\u00e9rienne au moyen du plus lourd que l&#8217;air &#8221; et inspirateur de l&#8217;h\u00e9licopt\u00e8re d\u00e9crit par Jules Verne dans &#8221; Robur le Conqu\u00e9rant &#8220;.<\/td>\n<td style=\"width: 43.8582%; border-style: hidden; height: 426px; vertical-align: top;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-394\" src=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV2.png\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"329\" srcset=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV2.png 733w, https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-content\/uploads\/sites\/142\/2020\/05\/LSV2-300x282.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque semaine une information originale sur les oiseaux vous est propos\u00e9e. Un livret reprenant l&#8217;essentiel de ces textes et dessins pourra \u00eatre gagn\u00e9 avec le Quizz oiseaux organis\u00e9 pendant l&#8217;exposition \u00ab Un ciel sans oiseaux ? \u00bb. Giacomo Leopardi (1798-1837) dans son \u00c9loge des oiseaux montre une v\u00e9ritable philosophie positive de la vie. Esprit pr\u00e9coce,&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"btn btn-primary\" href=\"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/le-saviez-vous\/\">Voir plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2077,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-390","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/390","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2077"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=390"}],"version-history":[{"count":92,"href":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/390\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1024,"href":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/390\/revisions\/1024"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.ube.fr\/mrac-macon\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=390"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}